Edito
Sitting Bull, Ugh !
Récemment, une émission parlait des Indiens d’Amérique qui réclamaient leur terre au seul droit que c’était celle de leurs ancêtres. Cette revendication qui s’avérait difficile face au pouvoir de l’argent semblait juste au regard du monde, et les événements finissaient par leur donner raison.
Quoi ? Il y aurait donc un moyen d’enrayer le rouleau compresseur du profit immédiat au nom de valeurs telles que celles-ci ? Ça fait réfléchir. Car un terrain d’aviation, qu’est-ce d’autre, en somme, que la terre de nos ancêtres ?
Nous qui volons tous les week-ends, nous nous sommes imprégnés, étant enfants, des histoires de Mermoz, Lindbergh, etc. Aurions-nous pu parcourir le ciel si nos ancêtres n’avaient consacré leur temps et leur énergie à nous apprendre ce qu’ils savaient ? Ils ont œuvré pour transformer notre beau pays en paradis des aviateurs. Et qu’entend-on ? Qu’on ferme un terrain par ci, par là, sous prétexte qu’ils ne sont pas rentables. Évidemment qu’ils ne sont pas rentables, on ne les a pas construits pour ça. Mais un jour proche, ils le seront. Ce sont des espaces d’évasion, de loisir ; et puis, les avions sont de plus en plus silencieux et de moins en moins polluants. Alors contre la logique de la rentabilité immédiate, opposons fermement et pacifiquement la logique de la terre de nos ancêtres : les aérodromes sont les espaces sacrés de notre tribu. En les perdant, nous perdons tous un peu de notre liberté, aviateurs ou non. Un terrain n'est donc pas à défendre sur l'aspect économique, mais comme un monument du XIIe siècle. Tout simplement parce qu'il est là depuis longtemps et qu'il est chargé d'une histoire et d'une culture qui lui est propre.
Un internaute anonyme